Avec son approche atmosphérique, plus poétique que romanesque, Côte nord s’inscrit bien dans la série «crème de carnets» (Appalaches / Au lit, les amis ! / Demi-sommeil), mais sur le plan narratif, il est nettement plus généreux que ses prédécesseurs. Par moments, on n’est pas loin des suites de péripéties pianotées à la Ma voisine en maillot / -22°C avec des passages de bavardage cinétique à la Quelques pelures, rééd. Enfin, vous verrez, mais si vous vous attendiez à une compile de dessins vus sur mon blog avec deux ou trois inédits, vous risquez d’être étonnés. Même ceux qui suivent ce que je fais avec le plus de ferveur n’ont vu qu’à peu près un tiers du livre (et encore là…).

Vers la fin 2008, j’ai craqué. C’est donc un livre de mauvaise passe, mais chaque page étant une petite victoire de la volonté sur l’amertume, l’impression qui s’en dégage en est plutôt une d’escalade que de chute. Enfin, j’espère. À l’avenir, je tâcherai d’être un adulte et de ne pas me laisser à ce point dominer par mes émotions.


